les cultures du Sud

mardi 7 juillet 2009

Alain Falvard, physicien spécialiste des particules élémentaires au CNRS de Montpellier, a commis un « périple lumineux, vivant, plein de couleurs et de parfums » du côté de l’art roman en Pays Carcassonnais. Passionné par son sujet, il y a mis « un peu de son cœur, un peu de ses convictions, un peu de ses commentaires sucrés ou un peu acides ». Le résultat s’avère particulièrement riche, rigoureux et évocateur d’une époque pas si lointaine de nous. Tout à son sujet et, à l’image du promeneur esthète, l’auteur bifurque, vagabonde et passe parfois d’un commentaire technique à l’évocation des cistes, des amandiers en fleurs et même d’un concert estival… Il se paie même le luxe, pour notre plaisir, d’évoquer l’émergence de la notion de monument et nous entraîne presque tout naturellement dans sa découverte personnelle de l’art roman par une annexe pédagogique consacrée à la géologie, l’histoire et l’architecture romane. Une belle découverte d’un pays authentique.

Lu dans La lettre T, 15 juin 2009.

« J'essaye de vivre en homme libre. » Cette phrase semble avoir guidé Jules Celma, tout au long de sa vie. C'est en homme libre qu'il publie à 60 ans son premier roman « El Indio », qu'il présentera aujourd'hui à Ombres Blanches. C'est en homme libre qu'il a vécu 68 à Toulouse et les années anarcho-libertaires qui suivirent... En 1971, il écrit un brûlot qui fait scandale, Journal d'un éducastreur. Claude Berri l'appelle, le cinéma lui tend les bras. Acteur, scénariste, il réalise lui-même quelques OVNI filmiques. Plus tard, il se retrouve à la tête d'un chantier naval qui périclite. « Ce n'est que ruiné que j'ai rebondi, en Espagne. Je me suis dit : tu fais ce tu as toujours voulu faire, écrire, ou tu te flingues ».

Un jour, il découvre une trainée de pierres qui l'intrigue. Le vieux berger qu'il interroge lui apprend qu'il s'agit d'une tranchée de la Guerre Civile... «J'ai imaginé un cadavre dans la sierra. Je tenais mon bouquin». «El Indio» est un polar aux multiples niveaux de lecture. «Je n'ai pas de prétentions littéraires, je suis un scribouillard. Le polar permet de grandes libertés». Sa prose, drôle, acérée, cruelle et précise, révèle un grand auteur, capable de conduire un récit haletant sur 500 pages tout en livrant en filigrane son mépris de l'autorité, de la bassesse et de l'hypocrisie. Jules Celma, ou l'illustration de la phrase de Malraux, « la liberté appartient à ceux qui l'ont conquise ».

Yves Gabay pour La Dépêche du Midi

mercredi 6 mai 2009

Désormais disponibles dans toutes les bonnes librairies. Plus de détails sur ces ouvrages sur notre site.

lundi 27 avril 2009

Dans l'édition de dimanche 19 avril du Sud-Ouest, une belle recension du livre de Jules Celma, signée Gérard Guégan.

Il se pourrait bien que la clé d’« El Indio », le roman de Jules Celma, jadis célèbre pour avoir quelque peu bousculé l’Éducation nationale, se trouve dans un court passage du « Don Quichotte » qu’il cite alors qu’il est en train de boucler son intrigue. Citons à notre tour Cervantès. À Sancho, qui vient de rappeler à son maître que « ce n’est pas être bon chrétien que de répondre aux offenses », Don Quichotte répond : « Eh bien, Sancho si chrétien, et Sancho si sincère, laissons tomber ces fantasmes et cherchons de meilleures et plus gratifiantes aventures ». Et donc, cet « El Indio », qui se présente de prime abord comme l’éloge de la vengeance, exécutée haut la main par des personnages plus terrifiants les uns que les autres, pourrait être plutôt une sorte d’adieu aux armes, d’illustration de la parole de Matthieu détournée par Marx : « Laissons les morts enterrer les morts. » Voilà qui surprendra peut-être le lecteur de Celma, trop content de se laisser entraîner par une prose inspirée, caracolante, follement divertissante, un peu comme si Michel Zévaco avait fait alliance avec John Woo. Eh bien, il aurait tort, car Celma est un rieur qui sait que, sous la plaisanterie, il y a toujours l’ombre de la tragédie. Lui, le fils d’exilés espagnols, qui s’est longtemps nourri d’anarchisme, et qui n’en a jamais eu honte, règle, certes, ses comptes avec le passé franquiste de sa terre d’origine, mais n’oublie pas pour autant que le désir de mort n’est pas une solution. N’est pas LA solution. Car rien n’est mieux pour effacer la douleur que l’embrasement de l’amour. C’est de cette contradiction qu’« El Indio » tire sa substantifique moelle. Il y a les vengeurs et il y a les amants, et quand les deux ne font qu’un seul, alors on peut tourner la page, bien qu’oublier ne soit pas pardonner. Le monde sera toujours une comédie pour ceux qui sentent, et une tragédie pour ceux qui ont de la mémoire. Viva Celma !

mercredi 18 mars 2009

Désormais disponibles dans toutes les bonnes librairies. Plus de détails sur ces ouvrages sur notre site.

Anne Quéruel sera présente à la XIIe édition du salon "Mémoire de l'histoire" qui se tiendra le dimanche 29 mars de 10 h à 19 h à Chazelles.

vendredi 20 février 2009

L'enregistrement de l'émission du 11 février 2009.

La Maison des Mémoires de Mazamet vient de publier le programme du 3e Colloque International Mémoire du Catharisme. À consulter ici.

lundi 9 février 2009

L'auteur de Dolores, une vie pour la liberté, d'Exil – témoignages sur la guerre d'Espagne, les camps et la résistance au franquisme, de 1936 – luttes sociales dans le Midi et de Exilés espagnols – La mémoire à vif, le 6 février à 18h30 à la librairie L'Autre Rive à Toulouse ; le samedi 7 février à 16 h à la librairie Victor-Hugo de Saint-Gaudens ; le samedi 14 février au matin à la librairie de la Halle à Cazères ; le mardi 17 février à 18 h à la librairie LIS'ARTS à Arreau (65) ; le vendredi 20 février à 14 h avec la librairie Torcatis à Argelès (Château Valmy) ; le vendredi 27 février à 20h30 à la libre pensée de Toulouse ; le dimanche 8 mars au salon du livre de Cahors ; le samedi 11 mars à la bibliothèque de Saint-André (près d'Argelès) ; le vendredi 24 au dimanche 26 avril au salon de Balma ; le dimanche 26 le matin à Castres pour la San Jordi et le samedi 23 mai à Saint-Symphorien (33).

vendredi 23 janvier 2009

L'ouvrage de Roger Taupin se voit qualifier de "très beau travail" dans la Dépêche du Midi. La recension à lire en intégralité ici.