Luis Arana de Cuatro Caminos
Les grandes villes espagnoles – Barcelone, Bilbao, Madrid… – nourries par l’immigration venue des campagnes déshéritées, ont vu naître le mouvement ouvrier dans une société touchée par la révolution industrielle, mais dont les structures étaient restées quasiment médiévales ; la grande bourgeoisie, l’armée et le clergé se partageant le pouvoir.
Des nombreuses luttes – avec leurs défaites mais aussi leurs succès – naîtront la Seconde République puis le Front populaire. Un pronunciamiento, après trois ans de guerre – et l’intervention de puissances étrangères –, va entraîner la Retirada – l’exil de centaines de milliers d’Espagnols – et leurs séjours dans les camps du Sud de la France… La répression qui s’ensuivra fera plus de morts dans la Péninsule que durant tout le conflit.
Bilbao et Madrid, l’Aragón et l’Èbre, Argelès-sur-Mer, Gurs et Toulouse forment le cadre de ce récit d’une vie de militant.
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