Les Wisigoths, peuple nomade – peuple souverain
Les Goths ! Un peuple aujourd’hui encore méconnu, occulté par les manuels scolaires français qui privilégient les images d’Épinal mérovingiennes en guise d’Histoire. Un peuple migrant – connu et décrit par de nombreux auteurs de l’Antiquité tels Tacite, Pline ou Strabon – qui, parti de la Baltique au Ier siècle, n’acheva qu’en 711, en Ibérie, son épopée multi-séculaire.
Un peuple de guerriers pluri-ethnique – Amale, Balte – qui parvint à se fondre assez facilement dans l’environnement de l’empire romain, tout en conservant sa propre langue, son écriture et son alphabet, sa religion, son histoire mythique…
Un peuple nomade peu nombreux qui réussira sa sédentarisation sur de nouvelles terres capables d’assurer sa subsistance et qui constituera, à l’aube d’un âge qui ne fut pas « moyen », le plus vaste royaume d’Occident, avec ses rois bâtisseurs, ses coutumes, ses lois, ses forteresses… Dans cette Antiquité tardive, les Wisigoths maintiendront et transmettront les valeurs et la culture romaines malgré la disparition du siège impérial d’Occident.
L’Europe qui se construit si difficilement aujourd’hui ne peut ignorer cette épopée des Wisigoths qui, de la Scandinavie aux Carpates, du Danube au Tibre et de la Loire au Guadalquivir, de Constantinople à Rome et de Toulouse-la-Palladienne à Tolède ont marqué l’Histoire du continent, en réussissant une synthèse harmonieuse entre les apports germaniques et les acquis de Rome.
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